10/05/2008

10/05/08 - 01:27

Guillaume Bresson

"Les peintures de ce jeune diplômé des Beaux Arts ne peuvent laisser indifférent par la minutie de leurs compositions qui mettent en scène une véritable chorégraphie de la violence urbaine. Dans la tradition figurative voire classique, il fige l'expression d'une jeunesse en conflit avec son destin en peignant des scènes de combat isolées dans les non-lieux des quartiers urbains. Sa peinture semble trouver son inspiration dans les figures de la mythologie, elle est aussi marquée par les références à la 'peinture d'histoire' qu'il revisite de manière résolument moderne puisqu'il puise dans l'actualité. Guillaume Bresson fait écho aux émeutes urbaines et à l'expression, par la violence, d'une jeunesse refusant son assignation dans la société. Telles des reprises contemporaines des oeuvres du Caravage, ces tableaux épiques rappellent des combats de gladiateurs ou des scènes de frondes. Dans un environnement quasi bicolore et très contrasté, des silhouettes fendent l'obscurité et décrivent dans un élan de vie toute leurs énergies. S'affrontant l'un contre l'autre, les corps décrivent une chorégraphie dont la violence brise le silence des lieux. Ces scènes de luttes, fictives ou réelles, capturent tel un flash l'expression d'une révolte humaine refusant sa condition précaire. Ces oeuvres grands formats, pleines de vitalité, véritables mythologies contemporaines, nous invitent à partager les blessures d'une humanité à vif."

commentaires

10/05/08 - 02:27

C'est très étonnant, ça fait penser à des mises en scènes d'opéra

10/05/08 - 12:52

Quel talent!

10/05/08 - 17:44

shadow , t'es raiment un maitre pour nous faire decouvrir des objets ou des personnes hors du communs!!, j'aime beaucoup celui çi encore :)

on dirait un melange d'anciennes compositions de peintures transposés à notre époque par le coté sombre et les positions des personnages, tres interessant en tout cas!!

10/05/08 - 19:46

A mon goût, c'est plus qu'un nouveau style, c'est un nouveau genre.
Cette peinture là manquait.
Pour ceux qui s'imagine qu'il est du neuf trois ! Tout faux, toulousain !

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