10/12/2007

10/12/07 - 20:27

"Je ne veux pas me prononcer je n'étais pas là"

Cet argument m'a toujours révolté. C'est l'argument de la mauvaise foi qui, sous couvert d'objectivité, de neutralité, cherche à nier une réalité.

"Je ne veux pas me prononcer je n'étais pas là". Cet argument a une caractéristique: il est employé par toutes les sphères sociales, dans tout type de circonstance. C'est l'argument de Rachida Dati qui ne veut pas se prononcer sur les propos de Khadafi justifiant le terrorisme, mais c'est aussi l'argument de celui qui ne veut pas se rendre compte que son ami est un salop, c'est un argument que l'on entend aussi chez les révisionnistes ou encore chez le complice ou le témoin qui ne souhaite pas parler. C'est l'argument de la lâcheté.

"Je ne veux pas me prononcer je n'étais pas là" est aussi un sous entendu, c'est le doute que l'on jette sur son interlocuteur, pour cacher sa mauvaise foi on en accuse l'autre, suggérant qu'il y a manipulation.

"Je ne veux pas me prononcer je n'étais pas là". Etrangement ceux qui utilisent cette phrase n'ajoutent jamais "mais si c'est vrai je le condamne ". C'est une forme d'approbation par le silence ou du moins une façon de dire "c'est peut être condamnable pour vous mais personnellement ça ne me dérange pas".

commentaires

10/12/07 - 20:39

ah ben la rachida est tellment courageuse qu'elle se refugie dans le 7e arrdt, entre deux escapades chinoises ou new yorkaises avec le président

arriviste prétentieuse , et en plus incompétente semble t il

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