Cahier des rêves
Nuit du 18 au 19 novembre 2007.
Je sors d'une salle de bain dans laquelle tiennent à peine trois baignoires à sabot. Les murs sont recouverts de lapis lazzuli d'un vert sombre mais étrangement lumineux. J'ai fait l'amour. Mon appartement ressemble à un vieux hangar à la fois délabré et sombre mais très bien agencé et décoré. En marchant dans la rue je vois deux policiers obèses qui interpellent un homme noir, le coffre de sa moto est plein d'armes. les deux policiers n'arrivent pas à maitriser l'homme qui proteste contre cette arrestation. Arrive alors une femme, une japonaise, visiblement leur chef. Irritée par l'incompétence de ses hommes elle immobilise rapidement le propriétaire de la moto, l'attachant avec une corde épaisse.
Je l'accoste, je la drague. Elle est sympathique. Je me propose de lui faire visiter ma rue. On entre dans un immeuble ancien constitué d'un escalier central donnant sur des chambres. Dans les plus petites juste une télé et un canapé sur lequel s'entassent des gens regardant celle-ci avidement, dans les plus grandes des ateliers ou des brocantes ouvertes au public. Dans l'une d'elles, au rez de chaussé je trouve de grandes laques chinoises (j'en cherche depuis longtemps) mais elles ne me plaisent pas.
Avec mon amie japonaise je me retrouve dans la cour intérieure de l'immeuble. Au milieu de celle-ci un immense plaque de pierre de 4 metres sur 3. Une tombe sur laquelle est gravé le nom de Paul Auster. Les habitants de l'immeuble décident de la briser pour transformer cette cour en jardin. Mais lorsque celle-ci s'effondre sous les premiers coups de masse, un immense fantôme surgit et "traverse" tous les gens se trouvant sur son passage. Je me couche sur le sol et je le sens passer au dessus de moi, poussant un rugissement effrayant. Lorsque je me relève, tous ceux qui ont été touchés par le fantôme sont transformés en démons, mon amie japonaise y compris. Ces ongles sont démesurés, zébrés. D'un coup de griffe elle tranche tous ceux qui se trouvent sur son passage. A l'autre bout de la cour un jeune homme a été épargné, il s'était mis à genou pour prier au moment où le fantôme a surgi. "C'est le fils de Charles Azenavour" me dit-on.
c'est alors que surgit un homme étrange habillé tout de gris dans une sorte de tenue médiévale, avec un énorme chapeau. Il déroule puissamment un immense tapis constitué de plusieurs couches de tissus colorés superposés, envoyant des ondes colorées qui projettent les démons contre un des murs de la cour. En s'écrasant sur la paroi, ceux-ci devient entièrement blanc, vêtements compris, comme si les ondes les avaient blanchis, maculant le mur derrière eux de grandes taches rouges, bleues et violettes, manifestement maléfiques. L'homme doit s'y reprendre plusieurs fois avant d'exorciser de la sorte les démons.
Je fuis avec une jeune fille et l'on se retrouve dans un port pendant que l'homme continue son combat. Alors que l'on vient de s'assoir pour se reposer contre un mur humide, sur un rebord, un corps gigantesque surgit de l'eau. Son visage est lacéré de cicatrices et ses vêtements sont en lambeaux. Il est équipé d'une multitudes d'armes tranchantes ou à feu. C'est le gardien du fantôme qui a été libéré, celui qui l'avait emprisonné dans la tombe en pierre. Flottant dans l'air il me regarde, moi et la fille tétanisée de peur. Son visage n'est qu'à quelques centimètres. Il est très en colère, contrarié à l'idée d'avoir à reprendre du service. Après nous avoir fixé quelques secondes il s'envole pour accomplir sa tâche.
Je me réveille.